En règle générale, installer un store banne qui modifie l’aspect extérieur de votre façade nécessite une déclaration préalable en mairie. Le remplacement à l’identique, même couleur et mêmes dimensions, en est généralement exempté. En copropriété, en secteur protégé ou si la structure déborde sur le trottoir, des démarches supplémentaires s’ajoutent avant toute pose.
En bref:
- Toute nouvelle installation d’un store banne modifiant l’aspect extérieur de la façade exige une déclaration préalable en mairie, sauf si le remplacement est strictement identique.
- Lorsqu’un store dépasse sur le trottoir ou occupe le domaine public, une autorisation spécifique de la commune, associée à une redevance, devient nécessaire.
- En copropriété, un changement visible ou une nouvelle pose doit faire l’objet d’un vote en assemblée générale, en plus de la déclaration en mairie.
- En secteur protégé ou à proximité d’un monument historique, l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France est obligatoire, pouvant prolonger les délais.
- La constitution d’un dossier complet avec plans, photomontages et pièces justificatives facilite l’instruction et évite les refus liés à un dossier incomplet.
Table des matières
- Quand déposer une déclaration préalable ou un permis pour un store banne ?
- Quels formulaires Cerfa et quelles pièces joindre à la déclaration préalable ?
- Copropriété : autorisations internes et procédure de vote
- Zones protégées et Architecte des Bâtiments de France : ce qui change
- Occupation du domaine public : redevance quand le store dépasse sur la voie publique
- Comment déposer la déclaration préalable : étapes, dématérialisation et délais
- Sanctions, risques et voies de régularisation en cas d’absence d’autorisation
- Cas pratiques courts : remplacement identique, commerces et vérifications locales
- Quand recourir à un accompagnement professionnel pour ce dossier
- Ce que ce dossier m’a appris sur les démarches de store banne
- Simplifier votre déclaration préalable pour un store banne
- Sources
- Questions fréquentes
Quand déposer une déclaration préalable ou un permis pour un store banne ?
Le code de l’urbanisme distingue trois régimes : les travaux dispensés de formalité, ceux soumis à déclaration préalable et ceux qui exigent un permis de construire. Un store banne relève presque toujours du deuxième cas, car il modifie l’aspect extérieur d’un bâtiment, même sans toucher à sa structure.
La règle nationale fixe un cadre, mais chaque commune peut la durcir via son plan local d’urbanisme. Certaines zones, notamment en centre ancien ou à proximité d’un site classé, imposent une déclaration préalable même pour un changement mineur, comme une nouvelle teinte de toile.
Concrètement, voici les situations qui déclenchent l’obligation :
- Première installation d’un store banne sur une façade qui n’en avait pas.
- Changement de couleur, de forme ou de dimensions par rapport à l’existant.
- Pose d’un coffre ou d’une structure visible depuis la rue, même rétractable.
Un remplacement strictement identique, même modèle, même teinte, mêmes mesures, échappe en général à cette obligation. Mais dès qu’un détail change, mieux vaut vérifier le règlement local avant de commander quoi que ce soit.
Quels formulaires Cerfa et quelles pièces joindre à la déclaration préalable ?
Le dossier de déclaration préalable repose sur des formulaires standardisés, disponibles sur le site service-public.fr. Deux références reviennent systématiquement pour ce type de travaux.
- Le Cerfa n° 13404 s’utilise pour la plupart des projets modifiant l’aspect extérieur sans permis de construire.
- Le Cerfa n° 13703 s’applique spécifiquement aux maisons individuelles et à leurs annexes.
- À ces formulaires s’ajoutent un plan de situation du terrain, un plan de masse, des photos couleur de la façade actuelle et des plans côtés du store projeté.
- Une notice descriptive courte explique les matériaux, les couleurs et l’implantation retenue.
Conseil de pro : joignez un photomontage ou un plan d’insertion montrant le store en place : ce document visuel accélère souvent l’instruction et évite une demande de pièce complémentaire.
Un dossier incomplet rallonge mécaniquement les délais, car le service urbanisme doit réclamer les pièces manquantes avant de lancer l’instruction. Mieux vaut vérifier la liste exacte demandée par votre mairie, certaines communes ajoutant des exigences locales, comme le montre l’exemple du formulaire utilisé à Issy-les-Moulineaux, qui détaille hauteurs minimales et pièces à fournir pour les stores commerciaux.
Copropriété : autorisations internes et procédure de vote
En immeuble collectif, la façade appartient aux parties communes, ce qui ajoute une étape avant même de penser à la mairie.
- Un remplacement à l’identique relève généralement de l’entretien courant et ne nécessite ni vote ni formalité particulière, sauf si le règlement de copropriété prévoit une règle plus stricte.
- Une nouvelle installation ou un changement visible (couleur, forme, taille) impose de saisir le syndic, d’inscrire le sujet à l’ordre du jour et de faire voter les copropriétaires en assemblée générale, conformément aux principes posés par la loi de 1965 sur la copropriété.
- Une fois l’accord obtenu en interne, la déclaration préalable doit encore être déposée en mairie avant le début des travaux.
Sauter l’étape du syndic expose à un recours des autres copropriétaires, indépendamment de la régularité administrative du dossier municipal.
Zones protégées et Architecte des Bâtiments de France : ce qui change
À proximité d’un monument historique ou dans un secteur sauvegardé, l’instruction du dossier change de nature. L’avis de l’Architecte des Bâtiments de France devient alors souvent requis, afin de préserver la cohérence visuelle des façades et l’harmonie du site, comme le rappellent les règles d’urbanisme de Paris sur les secteurs protégés.

Cette consultation a deux conséquences pratiques. D’abord, elle allonge souvent les délais d’instruction, le dossier devant transiter par les services de l’architecte avant la décision finale. Ensuite, le silence de l’administration ne vaut pas automatiquement acceptation dans ces zones : une décision expresse peut être nécessaire, contrairement à la règle générale applicable hors secteur protégé.
Pour un immeuble inscrit au titre des monuments historiques, l’article L621-27 du code du patrimoine impose une notification préalable avant toute modification visible, avec accord de l’autorité compétente pour les travaux soumis à autorisation.
Conseil de pro : en secteur protégé, fournissez d’emblée un dossier illustré (plans d’insertion, photos sous plusieurs angles) : cela réduit le risque d’un avis défavorable et évite un aller-retour administratif qui peut doubler le délai initial.
Occupation du domaine public : redevance quand le store dépasse sur la voie publique
Un store banne qui déborde sur le trottoir ou toute surface appartenant à la commune change de régime juridique. Il s’agit alors d’une occupation du domaine public, encadrée par une autorisation distincte de la déclaration préalable d’urbanisme, comme le précise la fiche de service-public.fr dédiée à l’occupation du domaine public par un commerce.
- Le permis de stationnement concerne une occupation sans emprise au sol, comme une toile rétractable qui se déploie temporairement au-dessus du trottoir.
- Le permis de voirie s’applique dès qu’il y a emprise au sol, par exemple un coffre fixe ou des pieds de support posés sur le domaine public.
- Le droit de place vise certaines occupations commerciales spécifiques selon les règles locales de la commune.
Chacune de ces autorisations donne lieu à une redevance annuelle, dont le montant dépend de la surface occupée et du tarif fixé par la commune. Le dossier à constituer comprend en général un plan d’implantation côté et, selon les cas, un justificatif d’assurance. Mieux vaut se rapprocher du service voirie avant tout dépôt, les exigences variant sensiblement d’une mairie à l’autre.
Comment déposer la déclaration préalable : étapes, dématérialisation et délais
Le dépôt suit un enchaînement précis, qu’il soit fait sur papier ou en ligne.
- Vérifiez le règlement local d’urbanisme pour confirmer l’obligation et les contraintes spécifiques à votre zone.
- Remplissez le Cerfa adapté à votre situation, 13404 ou 13703 selon le type de bâtiment.
- Rassemblez les pièces jointes : plans, photos et notice descriptive.
- Déposez le dossier en mairie en quatre exemplaires, ou via le téléservice AD’AU disponible depuis service-public.fr quand la commune le propose.
Le délai d’instruction standard est d’un mois pour une déclaration préalable, contre trois mois pour un permis de construire. En l’absence de réponse à l’échéance, le silence de l’administration vaut généralement non-opposition, sauf en secteur protégé où une décision expresse peut rester nécessaire. Pour approfondir les mécanismes de délai et les décisions tacites, notre article sur le délai d’instruction d’un permis de construire détaille les cas particuliers et les leviers pour éviter un retard.
Sanctions, risques et voies de régularisation en cas d’absence d’autorisation
Installer un store banne sans la déclaration requise n’est pas sans conséquence. Selon Le Figaro, une pose non déclarée peut engager la responsabilité pénale de son auteur et exposer à une amende, assortie le cas échéant d’une obligation de remise en état.
- Une amende pénale peut être prononcée en cas de constat d’infraction par la commune.
- Une injonction de remise en état peut contraindre à retirer purement et simplement l’installation posée sans autorisation.
- Sur le plan civil, un voisin ou un copropriétaire lésé peut également engager un recours distinct de la procédure administrative.
L’absence de déclaration préalable pour un store banne peut être qualifiée d’infraction pénale entraînant une amende, selon Le Figaro, ce qui rend la régularisation a posteriori souvent préférable à l’inaction. Un dépôt tardif, un recours administratif ou, en dernier ressort, une procédure contentieuse restent les trois voies disponibles pour sortir d’une situation irrégulière.
Cas pratiques courts : remplacement identique, commerces et vérifications locales
Un remplacement rigoureusement identique, même toile, mêmes dimensions, même teinte, échappe le plus souvent à toute formalité. La moindre différence, même esthétique, doit faire l’objet d’une vérification du plan local d’urbanisme avant commande.
Pour un commerce, la vigilance porte aussi sur les règles d’affichage, la hauteur minimale de la structure au-dessus du passage piéton et l’éventuelle occupation du domaine public si l’auvent dépasse sur le trottoir. Dans tous les cas, un appel au service urbanisme de la mairie avant l’achat évite bien des mauvaises surprises une fois le store posé.

Quand recourir à un accompagnement professionnel pour ce dossier
Un dossier complexe, une façade en secteur protégé, une copropriété ou simplement un manque de temps pour produire plans et photomontages justifient de passer par un accompagnement spécialisé. Un accompagnement spécialisé peut constituer le dossier, préparer les plans et le photomontage, puis déposer et suivre la déclaration auprès de la mairie.
Ce que ce dossier m’a appris sur les démarches de store banne
La plupart des refus viennent d’un dossier incomplet, pas d’un projet mal conçu. Vérifiez le PLU, préparez photos et plans, et en cas de doute, appuyez vous sur un accompagnement professionnel.
— LEKBIR
Simplifier votre déclaration préalable pour un store banne

Entre le bon Cerfa, les plans côtés et le photomontage attendu par certaines mairies, monter seul un dossier de déclaration préalable prend du temps et laisse place à l’erreur qui retarde l’instruction.
- Constitution complète du dossier Cerfa adapté à votre situation (maison individuelle ou copropriété).
- Réalisation des plans, du plan de masse et du photomontage demandés par la mairie.
- Dépôt du dossier et suivi jusqu’à la décision, y compris en cas d’avis de l’Architecte des Bâtiments de France.
Si votre projet se situe en secteur protégé ou nécessite des plans d’insertion solides, la page avant projet complète utilement la constitution du dossier. Pour lancer votre déclaration préalable dès maintenant, consultez la page dédiée à la déclaration préalable.
Sources
- Formulaires et notices (service-public.fr)
- Occupation du domaine public par un commerce (AOT) | Service Public Entreprendre
- Règles d’urbanisme de Paris / ABF et secteurs protégés
- Installation d’un store banne : faut-il une déclaration préalable de travaux ? (Le Figaro)
- Article L621-27 – Code du patrimoine (Legifrance)
Questions fréquentes
Quelle autorisation faut-il pour poser un store banne ?
Une déclaration préalable en mairie est généralement requise dès que l’aspect extérieur de la façade change, avec le Cerfa n° 13404 ou sa variante 13703 pour une maison individuelle. Un remplacement strictement identique peut en être exempté, sous réserve du règlement local.
Quels travaux peuvent être réalisés sans aucune autorisation ?
Les travaux qui ne modifient pas l’aspect extérieur d’un bâtiment et ne créent pas de surface nouvelle échappent le plus souvent à toute formalité. Un remplacement de store à l’identique, même teinte et mêmes dimensions, entre généralement dans cette catégorie, sauf règle locale plus stricte.
Quelle est la différence entre un store et un store banne ?
Un store banne est une catégorie spécifique de store extérieur, rétractable et fixé en façade pour créer une ombre sur une terrasse ou un balcon, alors qu’un store peut aussi désigner un équipement intérieur ou une protection de fenêtre sans structure déployable. C’est cette projection en extérieur qui déclenche les règles d’urbanisme propres au store banne.
Peut-on poser des volets roulants sans déclaration préalable ?
La vérification auprès du service urbanisme reste la façon la plus sûre de trancher avant travaux.





